Accusation de corruption : la réponse salée de Serigne Mbaye Thiam à Dame Mbodj

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Le ministère  de l’Education nationale a réagi à la sortie du secrétaire général du Cusems/authentique, Dame Mbodj qui l’accuse de corruption dans les passations  de marchés publics avant de le traduire à l’Ofnac. Dans un communiqué,  le coordonnateur de la Cellule de passation des marchés au ministère de l’Education nationale, Mamadou Fall souligne que «les allégations de Dame Mbodji du Cusems/authentique sont sans fondement et relèvent d’une volonté de nuire». Il souligne que ce dernier  «fait preuve d’une réelle constance dans ces accusations fallacieuses contre le ministère de l’Education nationale, que ce soit dans la presse ou dans les réseaux sociaux. Cette obstination hystérique a commencé lorsque le paiement des salaires de deux de ses responsables du syndicat a été suspendu depuis 2013. Elle s’est notamment exacerbée après les élections de représentativité des syndicats d’enseignants, tenues le 27 avril 2017, qui ont justement vu M. Mbodji (et son syndicat) considéré comme non représentatif avec 446 voix, autant de partisans donc sur près de 97 000 enseignants que compte notre pays, représentant moins de 2 % de son collège électoral, indique le document.

La même source ajoute que «le caractère non fondé de ces accusations a été mis en évidence dans un communiqué de presse du ministère du 23 mars 2018, communiqué dans lequel il a été montré que M. Mbodji, cherche délibérément à tromper l’opinion en procédant à de fausses déclarations, puisqu’aucun gré à gré, ni entente directe n’ont été notés ; plus grave, aucun des marchés incriminés n’a été mentionné dans le rapport en question». Mamadou Fall soutient aussi que «M. Mbodji reprend les mêmes procédés dans sa plainte auprès de l’Ofnac. Il s’est bien gardé d’accuser nommément et directement une personne déterminée de corruption, de fraude ou de prévarication sachant qu’il serait traduit en justice si tel était le cas». Et de poursuivre : «Dans ce contexte, quand M. Mbodji présente la non transmission de procès-verbaux d’ouverture des offres ou de l’avis de non objection de la Dcmp et l’allotissement d’un marché comme étant des preuves de fraude ou de prévarication, il prouve à l’évidence sa volonté de nuire et de manipuler l’opinion publique».

Dans le même ordre d’idées, le ministère affirme que la dernière grande offensive de M. Mbodji contre le département remonte au mois de mars 2018, quand il organise, au nom d’une Fédération des enseignants du Sénégal (Feder), regroupant quelques syndicats non représentatifs, une conférence de presse, pour toujours, sur la base d’un rapport de l’Armp, dénoncer des marchés de gré à gré ou d’entente directe dans des procédures d’acquisition de manuels ou de réhabilitation de bâtiments. «En tout état de cause, le ministère tient d’ores et déjà à démentir avec la plus grande fermeté les accusations qui sont portées à son encontre et souligne qu’aucune autorité contractante ne peut exécuter un marché public sans avoir reçu au préalable l’accord de la Direction centrale des marchés publics (Dcmp), qui vérifie la conformité des dossiers».

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