Affaire Diop Iseg : Le viol suivi de grossesse écarté

La Justice sénégalaise vient de poser le premier acte concret dans l’affaire dite Diop Iseg, cette histoire de sexe qui défraie la chronique depuis une semaine. Déféré au parquet avant-hier, Mamadou Diop, a été inculpé puis placé sous mandat de dépôt hier, par le juge d’instruction du 8e cabinet. Décrochant ainsi le ticket qui lui a permis de passer sa première nuit en cage. Au moins trois charges pèsent sur lui, à savoir : «corruption de mineure, détournement de mineure et pédophilie». Des griefs qui pourraient lui valoir au moins 10 ans d’emprisonnement, en vertu de la nouvelle loi sur le viol et la pédophilie, votée à l’Assemblée nationale le 30 décembre 2019.

Dans le réquisitoire introductif, le parquet n’a pas jugé utile de poursuivre, pour l’instant, la victime et ses deux présumés complices soupçonné d’avoir diffusé les photos indécentes de Diop Iseg. De même que le viol sur mineure suivi de grossesse n’a pas été retenu contre l’inculpé.

Dès l’annonce du mandat de dépôt, s’est posé la question de savoir pourquoi le dossier n’est pas allé en audience de flagrant délit, c’est-à-dire jugé à la plus prochaine audience, comme c’est le cas en de pareilles circonstances. Il semble que l’attente du test Adn qui peut valablement attester de la paternité du bébé en est la principale cause, selon les informations de WalfQuotidien. L’ouverture d’une information judiciaire se justifie aussi par le besoin de clarification et d’authentification de certaines pièces du dossier, parce que la défense soupçonne du faux dans certains documents d’état civil de la supposée victime, selon une source proche de l’enquête.

La défense annonce déjà les couleurs du procès, en pointant un vice de procédure. Celui-ci est en rapport avec l’acte de naissance de la partie civile qui ne serait pas conforme à sa carte nationale d’identité.

En l’état actuel de la procédure, seul le test d’Adn peut sauver Diop Iseg, comme il en a été le cas dans l’affaire Djadji Sarr. C’était en 2012. Aujourd’hui, un nouveau jour se lève pour cet ancien militaire qui aura perdu 8 mois en prison pour rien.

En voilà un dossier qui ravive le souvenir de l’affaire Ismaïla Fall alias Mathiou condamné en première instance puis blanchi en appel, le cas du lutteur de l’écurie Fass Bruce-Lee également poursuivi pour viol sur mineure suivi de grossesse ou encore l’histoire de Djadji Sarr, du nom de cet ancien militaire accusé de viol suivi de grossesse puis innocenté par le test d’Adn qui s’est révélé négatif.
WALF

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