Ainsi Camou n’a pas supporté la solitude

Ainsi il est parti rejoindre son ami et partenaire de tous les jours, Sidy Lamine Niass. Oui, les inséparables se retrouvent, on l’espère, au Paradis.
S’entendant comme deux larrons en foire, les deux journalistes se sont toujours comportés comme des frères. C’est dire qu’ils étaient, presque, un nez et deux narines. C’est dire la complicité qui a toujours existé entre les deux serviteurs du groupe WalFadjri et, par extension, de toute la nation sénégalaise. Un an après le rappel à Dieu de Sidy, Camou, comme on l’appelait affectueusement, s’en est allé. Avec Jean Meissa Diop, Tidiane Kassé, Mame Less Camara et les autres, ils ont écrit les plus belles pages de la presse sénégalaise. Après tant d’années de compagnonnage, ils ont, ainsi, participé à l’éveil des consciences au pays de la Téranga. Né le 12 juin 1954, décédé ce 14 Décembre 2019 à Casablanca au Maroc, où il a été, récemment évacué, Abdourahmane Camara a tiré sa révérence sur la pointe des pieds. Ce dimanche, à 8h 40 minutes, son fils, le jeune Insa Camara, m’a appelé pour me dire : «Bonjour grand, je t’annonce une mauvaise nouvelle. Le papa est décédé, hier, à Casablanca au Maroc. Je tenais à te le dire personnellement». C’est que Grand Camou m’a toujours pris sous son aile protectrice, s’est toujours comporté comme un père avec moi. C’est ainsi qu’il est, bien souvent, allé jusqu’à me demander de veiller sur le jeune Insa, alors étudiant à l’Ugb, en période de fortes tensions dans le temple du savoir. Dans le cadre de la profession, le directeur de publication de WalfQuotidien, m’a introduit dans le groupe Walf, m’a fait confiance en faisant de ma modeste personne le correspondant du journal à Saint-Louis en 2005/2006. La radio et la télé suivront après. Le Grand Camou m’a toujours intimé l’ordre de chercher l’équilibre, de cultiver l’excellence, l’impartialité dans mes écrits. Ma référence est partie. A Saint-Louis, sa ville natale, et sur toute l’étendue de cette partie du pays, la nouvelle qui s’est répandue comme une traînée de poudre, a suscité l’émoi et la consternation. Sa famille de Balacoss accueille ce décès avec philosophie et s’en remet au bon vouloir du bon Dieu. En attendant son enterrement dans la cité de Mame Coumba Bang, les Saint-lousiens pleurent mais prient, surtout, pour le repos de son âme au Paradis. Au revoir Grand.

Gabriel Barbier

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