Bamba Fall fâche des Médinois

Des Médinois, par la voix de Yacine Diagne Mbodj, présidente de l’association des femmes de la Medina et aussi coordonnatrice du programme amélioration de la gouvernance locale et participation citoyenne à la commune de la Médina, déplorent le fait que ni le maire, Bamba Fall, ni son représentant n’aient répondu à leur appel pour réfléchir sur la participation citoyenne. «Nous travaillons pour le maire, mais il n’a pas encore compris. Il va comprendre, mais ça va être trop tard. Il brille par son absence, ni lui, ni un conseil du bureau municipal comme représentant. Et pourtant, nous avons tout fait pour les tenir informer», a déploré Yacine Diagne Mbodj, présidente de l’association des femmes de la Médina. C’était, ce samedi, lors de leur réunion pour la mise en place de concertations à même de faire entendre la voix et les attentes des Médinois. Pourtant le cadre va être mis en place pour trouver des réponses et solutions aux problèmes de la commune. Selon Mme Mbodj, les problèmes sont multiples. Il y a ceux de l’insécurité, de l’environnement, de l’insalubrité, de l’encombrement, de l’emploi et de l’autonomisation des femmes. Des problématiques pour lesquelles il faut avoir une approche participative, inclusive de l’ensemble des acteurs. A en croire l’actrice communautaire, le maire fait des efforts, mais il y a des limites. Il faut donc impliquer les acteurs, les sentir concernés en organisant la base. Ce n’est pas parce qu’on a un maire que tout est bien. Ce d’autant que des citoyens critiquent la gestion communale. Comme pour donner l’exemple elle déclare : «Je suis élue. Je viens de faire mon premier mandat dans le conseil municipal et je ne suis pas satisfaite. Il y a beaucoup de choses sur lesquelles je suis très déçue, pour la promotion des femmes, de l’entreprenariat féminin, de l’autonomisation des femmes. Il y a des problèmes». C’est donc ces manquements qui justifient la mise en place d’une plateforme où les gens donnent leur avis. Pour Yacine Diagne Mbodj avec cela on peut espérer voir les choses changer obligatoirement. Poursuivant l’actrice municipale analyse, par ailleurs, que ce n’est pas inventer que de mettre en place un cadre de concertation. «Nous sommes dans une dynamique d’une collectivité territoriale. Les communes sont devenues de plein exercice. Elles sont aussi des institutions avec une politique de développement local. Mais il ne faut pas oublier les populations. Je vois très mal le fait que les populations soient laissées à elles mêmes. Il faut qu’elles s’organisent davantage. Le cadre est apolitique», assure M. Mbodj qui espère que le maire fera l’effort de prendre en compte les appels des citoyens de sa commune. Ce d’autant qu’il va forcément demander leur suffrage pour les prochaines locales.
WALF

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