Brèche de Saint-Louis : 450 Pêcheurs tués depuis son ouverture

L’association pour la promotion socio-économique des pêcheurs et acteurs de la pêche de Saint-Louis est toujours à la pointe du combat. En assemblée générale de renouvellement des instances, cette entité de lutte pour les intérêts des acteurs de la pêche a réitéré sa volonté, sans faille, d’œuvrer pour que les problèmes qui assaillent le secteur, dans cette partie du pays, trouvent une solution. La question relative au dragage et au balisage de la brèche, «qui a tué quelques 450 pêcheurs, depuis son ouverture, à l’embouchure du fleuve Sénégal en Octobre 2003, avec une moyenne de près de 50 pêcheurs par an, ces derniers temps», va, encore, être le cheval de bataille de cette association. Tel un leitmotiv, cette vieille rengaine a tenu l’assistance, en haleine, pendant de longs moments, à l’occasion de la rencontre organisée, ce week-end, à la chambre de commerce.  Ici, les multiples promesses non tenues par l’Etat du Sénégal ont été dénoncées. Tout comme, neuf ans après, la non résolution de l’épineux problème du relogement des déguerpis de la Langue de barbarie, suite à l’érosion côtière, a été à l’ordre du jour. Face à la presse, les plénipotentiaires de cette association n’ont pas manqué de réclamer le rattachement du port de Saint-Louis à la Chambre de commerce, à l’instar des autres localités du pays. Le temps de son magistère, le nouveau bureau va s’évertuer, ainsi que cela a été décliné, à lutter pour édulcorer les tracasseries et autres incertitudes qui accompagnent les licences de pêche mauritaniennes et les affrètements. Last but not least, l’actualité du gaz et du pétrole, découverts au large de Saint-Louis Offshore, qui a, aussi, alimenté les débats lors de ce conclave, va mobiliser les animateurs de l’association pour la promotion socio-économique des pêcheurs et acteurs de la pêche de Saint-Louis. La confiance des membres, adhérents et autres affiliés en bandoulière, le nouveau bureau a promis de travailler pour que les intérêts des populations de pêcheurs de Guet Ndar et de la Langue de Barbarie soient préservés dans le cadre de l’exploitation des ressources naturelles qui aiguise déjà, l’appétit des pétrodollars tout en attisant la crainte chez les résidents qui ne souhaitent, pour rien au monde, être «les dindons de la farce».

WALF

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