Coronavirus : Les griots du Fouta réclament leur part du fonds d’aide

S’il y a une activité qui nourrissait bien son homme il y a de cela quelques mois, c’était bien celle des griots. Dans le Fouta ils étaient des centaines voire des milliers de griots qui ne vivaient que de leurs activités.
Mais aujourd’hui la situation est toute autre. Avec l’interdiction des rassemblements et autres cérémonies, les griots du Fouta broient du noir. «Les temps sont devenus très durs et le manque à gagner est énorme. Depuis que la pandémie a fait son apparition, les griots sont dans la galère. Nous ne pouvons plus joindre nos patrons qui nous aidaient à vivre. Et eux-mêmes ne nous appellent plus pour les accompagner dans les différentes manifestations auxquelles nous étions souvent invités», s’offusque Mabel Guissé un des leurs. C’est pourquoi les griots du Fouta demandent leur part du fonds Covid-19 au même titre que tous les autres secteurs impactés. Mabel Guissé qui se fait leur porte-parole de préciser que les griots jouent le même rôle que les journalistes en matière d’information, de sensibilisation, et d’éveil des consciences collectives au niveau de la société sénégalaise en tant que surtout communicateurs. Ainsi, ils disent mériter un appui financier au même titre que les artistes qui ont reçu récemment trois milliards d’aide de l’Etat. «Nous sommes des historiens du passé et du présent, de par nos belles voix et connaissances que nous avons acquises de nos ancêtres, nous participons beaucoup à l’éveil des consciences citoyennes en rappelant surtout aux uns et aux autres leurs origines ancestrales. Qui fait mieux que nous ?» se demande Mabel Guissé griot dans la commune de Pété. Les griots de Dodel expliquent ne pouvoir plus se rendre en Mauritanie où ils gagnaient bien leur vie pendant des cérémonies de baptême, mariages et autres.

WALF

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