Coronavirus: Les pharmacies en mode veille

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale n’est pas le seul à être en ordre de bataille pour prévenir une éventuelle attaque du coronavirus au Sénégal. Dans certaines pharmacies, même s’il n’y a pas, pour le moment, un médicament disponible contre le coronavirus, les masques pour se protéger contre l’épidémie sont biens présents. En centre-ville de Dakar, dans certaines officines, ces produits s’arrachent comme de petits pains par les ressortissants chinois qui résident actuellement dans la capitale dakaroise. La boîte de 50 pièces est vendue à 5 mille F Cfa. «Ce sont les Chinois qui sont nos fidèles clients. La boîte de 50 pièces coûte 5 mille F Cfa. Dans la semaine, il y a beaucoup de ressortissants chinois qui viennent nous demander des masques. Souvent, ce sont des gens qui travaillent dans les bateaux qui voyagent en haute mer», confie Dominique Tendeng, vendeur dans une pharmacie située sur l’avenue Lamine Guèye. Auparavant, soutient-il, leur pharmacie ne disposait pas de masques. Mais avec l’avènement du coronavirus, des clients chinois viennent, de temps à autre, leur demander des masques. «Nous avons des fournisseurs particuliers à l’étranger qui nous livrent des masques. Auparavant, nous n’avions pas l’habitude d’en vendre des masques. Mais, c’est avec l’apparition du coronavirus qu’on a commencé à les commercialiser dans notre pharmacie. Il y avait beaucoup de commandes. Et ce sont surtout les Chinois qui travaillent dans les bateaux qui venaient, presque chaque jour, demander des masques avant de voyager», explique Dominique Tendeng.
Un peu plus loin sur la même avenue, une autre officine se découvre. Ici, un important stock de masques est disponible. Le coronavirus qui continue de faire des victimes en Ch0ine et qui hante le sommeil des populations et des autorités étatiques sénégalaises a poussé le propriétaire à prendre des mesures préventives. Les boîtes de masques tapent à l’œil du visiteur dès qu’il franchit le seuil de la porte de l’officine. «On touche du bois. Alhamdoulilah ! Pour le moment, notre pays n’est pas touché, mais on ne sait jamais. Parce que, c’est un virus qui se propage rapidement. Avec les échanges et les flux de voyageurs, on doit rester sur nos gardes. Donc il vaut mieux s’armer de matériels de prévention que d’attendre que le virus franchisse nos frontières pour ensuite prendre certaines dispositions préventives», lance le pharmacien trouvé sur place. Qui soutient, par ailleurs, avoir fait d’une seule pierre deux coups à savoir prendre des mesures de prévention contre l’épidémie mais se faire, également, beaucoup d’argent.
Si ces officines disposent, pour le moment, d’un stock suffisant de masques pour se protéger contre le coronavirus, c’est tout le contraire pour cette pharmacie établie sur les deux allées du Centenaire, lieu de fréquentation des Chinois qui y tiennent des restaurants, boutiques de chaussures et de prêt à porter. «On s’était bien approvisionné. Mais, j’avoue que nous n’avons plus de masques. On a tout vendu. Nous avons fait une commande au niveau de nos fournisseurs. Il y a beaucoup de gens et surtout des Chinois qui passent à la pharmacie pour s’approvisionner. Certains d’entre eux achètent 20 à 30 boîtes pour amener en Chine», laisse-t-il entendre.
Contacté par WalfQuotidien, le service de communication de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) soutient que la fourniture de matériels contre le coronavirus n’est pas du ressort de la Pna, mais plutôt des structures privées.
WALF

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