Coût du dialogue national : Diop Decroix tacleTekki

Si le président de la République cherche à diviser l’opposition avec son dialogue national, il a réussi son coup. L’opposition était déjà divisée entre les participants et les partisans du boycott, mais l’installation du comité de pilotage a accentué cette fragmentation. Le coût du fonctionnement du comité de pilotage du dialogue national divise en effet les députés Mamadou Lamine Diallo et Mamadou Diop Decroix. Le premier, qui boycotte ce dialogue national, affirme qu’il va coûter 800 millions aux contribuables et ne servira qu’à promouvoir la transhumance. «Les fonds politiques de Macky Sall budgétisés augmentent de 800 millions environ en 2020. Parions que c’est pour financer le dialogue national pour trois mois. L’objectif caché de cet exercice coûteux de 10 millions par jour, soit l’argent de 10 000 pauvres sénégalais, est de coopter les soit disant opposants dans le projet d’émirat gazier», déclare le député et leader du mouvement Tekki. Faux, rétorque le leader d’Aj/Pads. «Je viens d’apprendre, par un de ses adversaires, que le dialogue national coûte 10 millions par jour. Pourtant il n’a pas encore démarré. Parle-t-il du dialogue politique qui a déjà démarré ? Si c’est le cas, alors ils seraient donc complices du gaspillage des deniers publics si tant est que ce qu’ils disent est vérifié. Plus fondamentalement, si moi j’étais convaincu que l’objectif caché du dialogue était de coopter des soit disant opposants dans un projet d’émirat gazier, je m’y serai opposé en prenant la rue comme les Guy Marius et, si nécessaire, je les rejoindrais ou les remplacerais à Rebeuss au lieu de me contenter de mon clavier. Le clavier et la souris c’est bon mais ce n’est pas ça qui change fondamentalement les choses», rétorque Decroix sur sa page facebook. «Qu’on ne se fasse pas d’illusions: Si le dialogue en cours échouait à trouver des règles consensuelles de dévolution démocratique et pacifique du pouvoir, ce sont ces fameux soi-disant opposants qui sont au dialogue qui reprendront à nouveau la rue comme ils l’ont fait tout au long du septennat (2012-2019) de Macky Sall. Ce sont ceux-là qui ont été constamment bousculés, gazés, arrêtés, envoyés en prison. Où étaient les autres, héros du clavier et de la souris ? Pendant qu’on y est, pourquoi ne remplacent-ils pas les dialogueurs dans la rue ? En réalité ils ne le feront pas parce qu’ils en sont incapables. Mais ils ne veulent pas non plus laisser les vrais combattants explorer la voie du dialogue. Actuellement leur mission est de les discréditer à moindre frais. Tout ça me semble trop facile et le plus facile n’est jamais le meilleur chemin. Bien sûr que le dialogue ne pourra pas non plus avancer de façon satisfaisante sans que le pouvoir ne mette fin à la manière forte en cours contre les opposants. Cette façon de faire est même une menace réelle pour la poursuite des concertations», poursuit Mamadou Diop Decroix. Le comité de pilotage ainsi que son président Famara Ibrahima Sagna ont été installés, il y a tout juste une semaine. Mais cette cérémonie a été boycottée par le Pds, Pastef et la Convention pour la renaissance démocratique qui regroupe Tekki, Act, la République des Valeurs etc.

Walf

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