Covid-19 : La thérapie par la chloroquine se précise

Invalidé au début de l’apparition de la pathologie par certains experts, le traitement du nouveau coronavirus à base de chloroquine se précise davantage. Hier, lors d’une vidéoconférence sur le Covid-19, Dr Abdoulaye Bousso, directeur du Centre des opérations d’urgences sanitaires (Cous) a déclaré qu’à ce stade il n’y a pas de stratégies définies par rapport au vaccin expérimental. Mais, révèle-t-il «il y a aujourd’hui, des traitements intéressants qui sont partagés avec la chloroquine. Parce que, déjà sur le plan laboratoire in vivo la chloroquine a un effet sur le virus», Mieux poursuit Dr Bousso la Chine même l’utilise dans le cadre de la prise en charge de ses patients. Et de son avis, cette molécule aide à diminuer le délai même d’hospitalisation et la durée de prise en charge. «C’est quelque chose que nous allons étudier avec nos collègues infectiologues pour voir comment intégrer la chloroquine dans la prise en charge de nos patients atteints de coronavirus», annonce-t-il. Revenant sur l’importance de cette vidéoconférence, le patron du Cous soutient que la Chine a développé beaucoup de stratégies pour contenir la pathologie. Lesquelles sont liées aux mesures de confinement, de quarantaine, de limitation des manifestations publiques mais également de prise en charge. Et à travers cette plateforme, elle a eu à partager avec les pays africains toutes les procédures de prise en charge des malades et toutes les difficultés rencontrées sur le terrain. «Nous avons essayé d’en savoir mieux par rapport à l’épidémiologie si la Chine a eu des cas au-delà de 14 jours d’incubation. Cela est important à savoir, parce que, toutes nos stratégies sont bâties autour d’une phase d’incubation qui tourne autour de 2 à 14 jours. Et toutes les personnes qui, au-delà de 14 jours, ne développent pas de signes ne sont plus considérées comme malades. La Chine a le plus grand nombre de patients et nous avons pu avoir la réponse qu’à ce jour, il y a un seul patient dans le monde qui a eu à développer la maladie au-delà des 14 jours. Cela nous conforte dans la stratégie de développer toute notre argumentation autour des 14 jours», indique-t-il.
Conseiller économique et commercial de l’ambassade de la République de Chine au Sénégal, Han Xiaofei pense que ces expériences sur la prévention et le contrôle de la pandémie pourraient servir de référence au Sénégal. A la demande de Dakar, dit-il, le gouvernement chinois a décidé dans la mesure de ses possibilités de lui fournir en urgence un lot de matériel médical. Lequel, composé, entre autres, de masques, combinaisons de protection à usage médical et écrans faciaux devrait être expédié ce week-end.
A noter que 24 pays africains dont le Sénégal, plus de 200 experts médicaux africains et 30 médecins chinois ont participé à la vidéoconférence.

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