Dérives dans les formations politiques : Me Djibril War invite à un retour à l’orthodoxie

La réouverture des écoles des partis demeure le seul remède de lutte contre les dérives et sorties malencontreuses des responsables et militants des formations politiques au Sénégal. Tel est l’avis de Me Djibril War, directeur de l’école du parti Apr. Selon lui, sans la formation, les militants ne sauront point les fondamentaux de leurs engagements. «La vocation d’un parti politique, c’est la conquête du pouvoir et de s’y maintenir une fois l’obtenir. Un parti est une association de personnes qui partagent la même idéologie. C’est-à-dire avoir la même vision, la manière de voir les choses, le bien-être de la communauté. Cela part d’idéologies marxistes, libérales, socialistes. Aujourd’hui, les partis politiques ont horreur de ces courants», a-t-il rappelé ce week-end, en marge de la session décentralisée «des vendredis l’école du parti de l’Apr», à Biscuiterie, son fief. Avant d’ajouter : «La pédagogie se fait de différentes manières. Les textes définissent les conduites à tenir de la part du militant vis-à-vis du parti, des autres militants, des institutions de la République. Il lui est interdit de faire montre d’une éconduite dans les actes comme dans les faits de nature à plus ou moins créer des troubles. Les écoles des partis doivent revenir aux fondamentaux en jouant les véritables rôles et prendre en charge le renforcement des capacités des jeunes et responsables».

Prenant au rebond la sortie de son collègue-député, Aliou Dembourou Sow et les querelles de bas étage dans la coalition présidentielle, Me War informe qu’un militant bien formé, sera un citoyen modèle. «Malheureusement, cette formation n’existe plus dans les écoles de partis», déplore-t-il. Dans les séances d’interaction, souligne ce responsable politique à la Biscuiterie, les militants auront droit à des explications sur leurs engagements politiques leur permettant de bien pouvoir s’accommoder de la morale, de l’éthique et de la loyauté. «C’est sur la base de ces valeurs érigées en vertu que le militant devrait pouvoir à la fois faire montre d’une conduite dans ses rapports avec ses camarades, avec les tiers. La cellule de base de toute cette formation est la famille», recommande-t-il. «Quand on n’est pas un militant modèle, on ne pourra pas être un bon citoyen. Un bon citoyen, c’est connaitre son devoir avant de demander son droit. Il faut qu’on revienne à ces fondamentaux. C’est une sortie malheureuse et inconsidéré qui a valu cette vague d’indignation», regrette Me War sur la sortie du parlementaire du département de Ranérou-Ferlo.

walf

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