Dossier du Coud : un ancien membre de l’Ofnac tacle le Procureur

Lors de sa conférence de presse, le procureur de la République a estimé devoir renvoyer le dossier du Coud à l’envoyeur, l’Ofnac, en l’occurrence. Ce, pour n’avoir pas respecté le principe du contradictoire ?

Ancien membre de l’Offfice national pour la répression de la corruption et de la concussion (Ofnac), Mody Niang, dans un entretien exclusif à Seneweb, s’inscrit en faux contre les déclarations de Serigne Bassirou Guèye. «Il (le Directeur du Coud, Ndlr) a été entendu. Ses agents ont été entendus par écrit. Je le répète et je le confirme : le directeur général et ses agents ont été entendus par écrit sur procès-verbal. Ils ont signé et ces procès-verbaux ont été joints au dossier puis envoyés au procureur de la République. En un moment donné, il (le directeur du Coud) a eu peur et il a intimé l’ordre à ses agents de ne pas répondre. Il a fallu que la mission de l’Ofnac fasse appel à un huissier pour qu’ils se remettent à répondre aux questions de l’Ofnac. Ça, le procureur de la République le sait», recadre Mody Niang. Qui rappelle les dépensés effectuées au Coud en prélude à la visite du président de la République, lors de l’inauguration de pavillons : 100 costumes, 100 cravates, 100 chaussures et des tenues pour hôtesses. Mais, pour le célèbre contributeur, ces dépenses n’ont jamais été effectuées. «Après la manifestation, quand les agents de l’Ofnac se sont présentés, il n’y a pas eu d’engagement, il n’y a pas eu de bon de livraison et quand le film de la cérémonie a été passé en revue, il n’y a pas eu un seul costume, on n’a pas vu une seule tenue pour hôtesse. Ce sont des dépenses injustifiées. L’argent a été détourné», fait-il constater. Avant d’en rajouter une couche. «Et puis, il y a eu 459 millions de subventions entre 2014 et 2015 attribués parfois dans des conditions rocambolesques. Le procureur n’a pas fait état de ça et d’autres faits extrêmement graves», dit-il. Pour Mody Niang, le procureur «veut clôturer le dossier de l’Ofnac». Ancien membre de la structure, il prend la défense de ses ex-collègues. Pour Mody Niang, «les enquêteurs de l’Ofnac, ce sont des gens sérieux, des colonels de la gendarmerie, des commissaires divisionnaires, des magistrats, des inspecteurs des domaines, etc.»

 

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