Fao en soutien aux ménages vulnérables

La situation économique et sanitaire mondiale n’augure aucune certitude quant au commerce futur des céréales. Conscient de cela, le Sénégal compte anticiper en poursuivant et en intensifiant les efforts en cours pour assurer la sécurité alimentaire, à partir de la fin de l’hivernage 2020. L’assurance est du ministre de l’Agriculture hier lors du lancement de l’initiative «Le panier de la ménagère» par la Fao et ses partenaires dont Onu Femmes et le Fonds des Nations-Unies pour la population (Unfpa). L’initiative entre dans le cadre de la mise en œuvre du plan de réponse des Nations-Unies et a pour objectif de protéger les chaines d’approvisionnement alimentaires et les producteurs locaux particulièrement les femmes et les jeunes. Cela, afin d’apporter une assistance alimentaire aux ménages sénégalais qui pourraient être plus touchés par un confinement général de la population dans ce contexte de pandémie. L’initiative vise à contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages vulnérables situés en zones rurale, urbaine et périurbaine et affectés par l’impact du confinement.
«La progression alarmante du Covid-19 dans notre pays nous interpelle sur la résilience du système alimentaire face aux effets pervers de ce genre de pandémie. D’autant plus qu’il existe très peu d’études traitant la durabilité de nos modes de consommation alimentaires face à diverses situations (transformations sociales, économiques et technologiques rapides) dans un contexte de croissance démographique, d’urbanisation rapide, de changements climatiques et de pauvreté», dira le ministre Moussa Baldé, pour qui, «le Covid-19, devrait nous amener, à une réflexion sur un système alimentaire plus durable à repenser notre souveraineté alimentaire, l’optimisation de l’utilisation des produits alimentaires issus de nos écosystèmes».
Pour cette présente campagne 2020, fortement marquée par la propagation de la maladie en question, le Gouvernement du Sénégal a décidé de faciliter l’acquisition d’intrants et de matériels agricoles subventionnés en soutien et accompagnement aux petites exploitations agricoles. Ces mesures visent, de toute évidence, à assurer une sécurité alimentaire sans être contraint de dépendre du marché international de céréales.

Représentant de la Fao au Sénégal, Monsieur Gouantoueu Robert Guei, dira pour sa part, que «beaucoup de producteurs sont rendus vulnérables par des difficultés d’écouler leurs productions du fait des restrictions sur les regroupements et la mobilité qui affectent l’organisation de marchés». Près d’1 million de poulets, près de 18 000 tonnes de produits maraichers composés d’oignons (13 000 tonnes), de pommes de terre (4 000 tonnes), de choux (550 tonnes) et de carottes (566 tonnes) sont en souffrance du fait des difficultés d’accès aux marchés. Près de 1 200 femmes transformatrices de lait n’arrivent plus à accéder à leur clientèle habituelle. Les femmes productrices de riz ont besoin d’un accompagnement dans la commercialisation».

WALF

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