«Corona business»: Jamra alerte

Le Collectif des acteurs des transports routiers du Sénégal (Catrs) avait annoncé qu’il apportait son soutien à l’Etat dans la lutte contre le Covid-19. Notamment en «mettant à la disposition du gouvernement, et des organisations contributives à l’aide apportée aux populations en matière de vivres et de médicaments, pendant cette période de pandémie, tout le parc de véhicules, poids lourds ainsi que leurs employés, pour faciliter le transport du matériel et des vivres vers les populations nécessiteuses». Pour l’Ong Jamra, il serait donc immoral de vouloir profiter du malheur des Sénégalais victimes du Coronavirus, et des angoisses de milliers de familles indigentes et confinées, pour piller les maigres ressources financières dédiées à la «task-force covid19»; collectées en catastrophe auprès de généreux donateurs, et au prix de mille contorsions budgétaires de plusieurs démembrements de l’État. Se saisissant de l’occasion, Jamra en appelle au devoir de veille et d’alerte qui incombe à tous les contribuables, «afin que le Sénégal ne soit pas la risée de l’opinion internationale, en cette période de catastrophe humanitaire, où l’heure devrait être à la mise en berne absolue de nos égoïsmes disgracieux, plutôt qu’à la recherche effrénée et malsaine d’un ‘électorat covid-19!»

Aussi, Jamra en appelle à la vigilance du président de la République Macky Sall et «au devoir de vigilance citoyenne qui incombe à tous les contribuables sénégalais, afin que personne ne puisse transformer cette douloureuse crise sanitaire en ‘Corona Business’. Risquant de mettre durablement à genoux notre économie, déjà suffisamment traumatisée par la prise en charge sociale et financière de cette terrible pandémie!» Pour Mame Mactar Guèye et ses amis, «le Président Macky Sall se devrait surtout d’impliquer l’opposition et la société civile, dans la gestion financière de cette crise sanitaire et sociale. En commençant par prendre des mesures conservatoires urgentes pour prévenir ces manœuvres, alléguées ou avérées, qui seraient indignes d’un pays sanitairement sinistré». Non sans ajouter : «Afin d’éviter de saper les nobles initiatives de solidarité et d’entraide, qui avaient surgi volontiers de plusieurs segments de la société sénégalaise, après l’appel solennel lancé dès le début de la crise par le chef de l’État, il est urgent que la Représentation nationale, qui avait unanimement conféré au président de la République des pouvoirs exceptionnels, totalement affranchis des labyrinthes des circuits administratifs décisionnels, monte en première ligne pour, de concert avec l’Exécutif, étouffer dans l’œuf toutes velléités de malversations. Lesquelles font, depuis quelques jours, l’objet de légitimes appréhensions dans l’opinion nationale».

WALF

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