Kamala Harris vice-présidente, l’atout jeunesse et diversité de Joe Biden

Un 7 novembre 2020 historique. A l’annonce des résultats de la Pennsylvanie, plusieurs grands médias américains ont annoncé que Joe Biden avait désormais remporté l’élection présidentielle américaine. Une victoire qui envoie également sa colistière Kamala Harris à Washington pour les quatre prochaines années.

Celle que le président sortant Donald Trump a dénigrée en la qualifiant de « totalement improbable », de « communiste » puis, à deux reprises, de « monstre », au lendemain de son débat avec le vice-président Mike Pence, devient la première femme vice-présidente des Etats-Unis.

« Cette élection est bien autre chose que seulement Joe Biden ou moi. Il s’agit de l’âme de l’Amérique et de notre volonté de nous battre pour elle. Nous avons beaucoup de travail devant nous. Commençons », avait-elle déclaré quelques instants après l’annonce de la victoire du ticket démocrate.

Cet accomplissement n’est finalement pas une surprise tant la sénatrice de 56 ans est une habituée des premières. Une ambition nourrie lors de sa jeunesse à Oakland, auprès de ses parents qui militaient pour les droits civiques, un père professeur d’économie d’origine jamaïquaine et une mère, chercheuse spécialiste du cancer du sein d’origine indienne, aujourd’hui décédée.

L’ancienne candidate à la primaire démocrate avait également été la première femme noire à diriger les services judiciaires de l’Etat le plus peuplé du pays en devenant la procureure générale de Californie (2011-2017). Elle fut ensuite en 2017 la première femme originaire d’Asie du Sud élue au Sénat et la deuxième sénatrice noire de l’histoire.

« La partenaire idéale »

À 56 ans, elle a apporté à Joe Biden, 77 ans, un atout jeunesse avec une pugnacité et un dynamisme qui l’ont déjà aidé à l’emporter dans son duel « à la vie, à la mort » face à Trump. Elle a aussi mobilisé une frange de l’électorat pas forcément encline à voter pour « Sleepy Joe ». Kamala (prononcer Comma-La, comme le soulignait le New Yorker dans un portrait l’année dernière ), américaine de première génération, a réussi à attirer des électeurs aspirant à être mieux représentés au sommet du pouvoir, notamment dans la foulée du mouvement Black Lives Matter. Pour autant, ses opposants, notamment au sein de la gauche américaine, lui rappellent régulièrement ses prises de position passées, notamment lorsqu’elle était procureure, à l’image de son opposition à la légalisation du cannabis ou les menaces envers les parents d’élèves absentéistes.

Le Parisien

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