La précarité s’empare de Saint-Louis

À Saint-Louis les professionnels de l’artisanat broient du noir par ces temps où le Covid-19 poursuit son petit bonhomme de chemin. Déjà empêtrés dans des difficultés, avant la survenue de la pandémie mondiale, ces pensionnaires du village artisanal de Saint-Louis se tournent le pouce, à longueur de journée, faute de clients. Face à cette situation qui les place dans la précarité, ils montent au créneau pour se rappeler aux bons souvenirs des autorités étatiques. Autre secteur qui bat de l’aile, dans la vieille ville, l’hôtellerie avec la fermeture effective des réceptifs. Les guides touristiques, qui vivent des effets induits des activités liées au tourisme sont, aujourd’hui, confrontés à de réels problèmes de survie, au même titre que les autres acteurs du tourisme. Les photographes et autres cameramen de la capitale du Nord ne sont guère mieux lotis. Avec la mesure qui vise l’interdiction de rassemblements, «les marchés» des baptêmes et autres mariages leur sont fermés, sans oublier les autres activités récréatives comme le Sabar. Autre frange de la société, touchée par les effets collatéraux du Coronavirus, à Saint-Louis, le secteur informel. Les vendeurs à la sauvette, qui squattent, toujours, les grandes artères de Saint-Louis, comme l’avenue Général De Gaulle, ne voient plus le bout du tunnel. Durement frappés par la maladie mondiale, leur petit commerce est paralysé par les mesures d’urgence. Les populations préfèrent rester dans les maisons, en s’auto-confinant, tout en gardant, «le secret espoir» de sauvegarder leur bourse. Les ouvriers tels que les menuisiers, tôliers, plombiers, tailleurs, maçons voient, à cette situation, leurs chantiers et autres activités s’arrêter. Leurs potentiels clients qui ont les idées ailleurs, ne s’activent qu’autour des dépenses essentielles.

WALF

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