Le centre Talibou Dabo réclame un service d’orthophonie

Même s’il dispose d’un service d’appareillage et de kinésithérapie, l’absence des orthophonistes pose un problème pour le bon fonctionnement du Centre Talibou Dabo de Grand-Yoff. Hier, lors d’une journée porte ouverte, le directeur dudit centre, Lassana Sidibé, a plaidé pour l’affectation d’orthophonistes pour la prise en charge correcte des enfants handicapés. «Nous n’avons pas de service d’orthophonie. Parce que, les orthophonistes n’existent pas pratiquement au Sénégal. Ce qui fait que nous avons quelques difficultés pour faire certains exercices. C’est des spécialistes qui aident les enfants à bien prononcer les mots. Et d’autres démembrements parce qu’il y a aussi certains enfants qui tiennent mal le stylo. Donc la mise en place de ce service permettrait de régler pas mal de problèmes sur ce plan», lance M. Sidibé. Qui, toutefois, affirme que cela n’impacte pas totalement le fonctionnement du centre. La preuve, pour l’examen du Cfee et de l’Entrée en sixième 2019, le centre a eu 100 % d’admis. Selon lui, le lycée a été construit pour accueillir les enfants handicapés. Malheureusement, le nombre étant très petit, pour l’essentiel, ce sont les enfants des populations de Grand-Yoff qui font les cours au lycée. Pour lui, il suffit juste d’un encadrement, le handicap n’est pas une fatalité, parce qu’il y a des enfants handicapés qui sont passés dans ce centre et qui ont pu réussir à s’insérer dans le monde professionnel. Il soutient que les élèves sont au nombre de 100 et le personnel enseignant est estimé au nombre de 12 sans compter le personnel subalterne.

S’agissant des critères d’accès au centre, Lassana Sidibé déclare que le premier concerne l’âge, parce qu’il arrivait auparavant de voir des enfants âgés de 22 ans qui font le Cem2 et 18 ans le Cp. Mais la commission chargée de sélectionner les pensionnaires composée de psychologues, de neurologues, de pédiatres, d’éducateurs sociaux spécialisés etc. a été réactivée pour faire baisser l’âge d’admission au centre. La deuxième condition, avance-t-il, il faut être atteint d’infirmité motrice soit ce sont les pieds qui ne marchent pas ou les mains. Et la dernière, il faut que l’enfant présente une infirmité motrice cérébrale.

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