L’Union africaine adopte le projet de Atepa

Pierre Goudiaby, architecte en chef du transfert de technologies entre l’Inde et le continent africain. Tenace dans ses idées pour sortir l’Afrique de la pauvreté, il vient de voir un de ses projets phares être adopté par l’Union africaine lors du dernier sommet des chefs d’Etat et de gouvernement. En effet, l’organisme continental, dans sa résolution de sa 36ème session ordinaire, les 6 et 7 février 2020, à Addis Abéba (Ethiopia), a «encouragé les secteurs privés d’Afrique et d’Inde à œuvrer pour atteindre les objectifs du partenariat entre l’Afrique et l’Inde et accueille favorablement l’initiative de créer un centre d’affaires à Mombay». Laquelle maison, «Africa-India house» est une tour de 55 étages, un étage pour chaque pays africain, qui va servir de siège à l’institution mais également et surtout qui va héberger les conseillers économiques des pays africains en Inde avec pour mission d’identifier et de structurer les modèles et les entreprises qui vont venir s’installer sur le continent. Surtout que l’African India Economic Foundation a signé des conventions avec les chambres de commerce des différents pays du continent. «Nous avons pu constater qu’à l’unanimité des 55 pays, la résolution reconnaissant notre initiative comme fondamental pour le développement industriel de l’Afrique a été adopté», se réjoui l’architecte sénégalais. «Qui souligne que la même résolution recommande très vivement leur projet de réalisation à Mombay, la maison de l’Afrique et de l’Inde. Laquelle est une tour de 55 étages, un étage pour chaque pays africain, qui va servir de siège à notre institution mais également et surtout qui va héberger les conseillers économiques des pays africains en Inde avec pour mission d’identifier et de structurer les modèles et les entreprises qui vont venir s’installer en Afrique en partenariat avec les Africains pour créer une dynamique nouvelle dans le cadre de nos relations avec ce continent», soutient M. Goudiaby.
Ce succès est l’aboutissement d’un travail entamé il y a une quinzaine d’années par le «Team 9», un groupe de sept pays francophones de l’Afrique plus le Ghana et l’Inde qui veut essayer de voir comment renforcer la coopération entre l’Inde et l’Afrique. Parce que ce groupe est arrivé au constat que c’est la barrière linguistique qui a fait que l’Afrique francophone n’a pas eu les résultats qu’on attendait de la coopération. «C’est grâce à cette initiative que Tata est venu s’installer au Sénégal pour faire les minibus Tata qui circulent à Dakar et tout le monde s’en réjoui. C’est cette même initiative qui avait lancé le programme d’autosuffisance en riz mais qui a été saboté de manière inconsciente parce que les acteurs n’avaient pas été bien identifiés», dit fièrement Pierre Goudiaby Atepa dans un entretien avec Walf à la suite de la résolution. Non sans ajouter que c’est à la suite des succès du «Team 9» qu’ils avaient demandé et obtenu du gouvernement indien le lancement une initiative plus globale «la Fondation Afrique-Inde». «Il nous a fallu travaillé avec l’Union africaine pendant 5 ans pour aboutir, la semaine dernière, par la reconnaissance de notre fondation qui a pour but essentiel d’encourager un transfert de technologies. L’inde a plus de 53 millions de Pme qui fonctionnent. Nous avons pu convaincre l’Inde qu’il fallait l’accès de sa coopération en Afrique en partenariat avec ses Pme, des entreprises pour que l’Afrique puisse enfin consommer ce qu’elle produit ou produire ce qu’elle consomme», indique l’architecte sénégalais.

WALF

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