Macky courtise Idy et Gakou

L’hommage au défunt Secrétaire général du Parti socialiste (Ps) a vécu. Ousmane Tanor Dieng, décédé le 15 juillet 2019, a été célébré par les siens mais c’est toute la classe politique qui a répondu à l’appel des socialistes, majorité comme opposition. Et cela a été le moment pour le président de la République de draguer encore son rival, Idrissa Seck arrivé deuxième lors de la précédente présidentielle. «Je salue mon cher ainé, Idrissa Seck, mon frère Malick Gakou et tous les autres. Je voudrais vous dire qu’au-delà de la diversité de nos trajectoires, nous avons en commun la seule et grande référence qui est ce pays, qui est le nôtre. Cette terre de nos ancêtres. Il (nous) faut bien que toutes les contradictions soient dissoutes dans l’unité autour de la grandeur de notre nation», a déclaré Macky Sall. Très en verve, le chef de l’Etat ne manque pas d’évoquer le nom de l’ancien maire de Thiès quand il s’agit de parler de l’estime que le Pape du Sopi avait pour le défunt président du Hcct. «De Senghor qui l’a identifié et appelé auprès de lui, de Abdou Diouf que je salue au passage qui en a fait son premier collaborateur. Mais aussi je peux le dire en témoignage du président Abdoulaye Wade, qui bien que n’étant pas du même bord que lui, avait pourtant beaucoup de respect et de considération pour le président Ousmane Tanor Dieng. Le Premier ministre Idrissa Seck en est témoin et j’en suis témoin», souligne Macky Sall.
Parlant du défunt Secrétaire général du Parti socialiste, Macky Sall affirme que Ousmane Tanor Dieng a laissé des empreintes impérissables. «Ousmane Tanor Dieng est toujours là parce qu’il a laissé sur son chemin de vie et dans nos mémoires des marques d’estime indélébiles et précieuses. Il était un haut fonctionnaire et avait une culture d’Etat peu connue. Ousmane Tanor Dieng a été un capitaine lucide et ferme qui a su tenir le gouvernail de la barque au milieu des vagues qui secouaient le Parti socialiste. Ousmane Tanor Dieng était très discret sur ses hauts faits d’arme, mais ses actes parlaient pour lui plus que tous les discours», a souligné le chef de l’Etat. Qui indique que le défunt président du Hcct était «un homme de devoir et de principe qui tenait à l’éthique à la retenue et à la réserve».
Evoquant son compagnonnage avec le défunt maire de Nguéniène, M. Sall a confié que ce dernier ne lui a jamais manifesté un quelconque signe d’impatience même lorsqu’il est resté longtemps sans occuper une fonction. «Ousmane Tanor Dieng fut un ainé précieux : je l’appelais grand-frère et lui, il m’appelait petit-frère. Il fut un conseiller avisé, efficace et honnête. Il arrivait que nous ayons des divergences sur des sujets. Toujours il me disait : M. le président voilà ce que moi je pense du sujet mais le dernier mot vous appartient. «Defko Ningako Yeugué». (Faites comme bon vous semble). On aimerait souvent avoir des conseillers de cette nature», confesse le chef de l’Etat.

WALF

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