Macky Sall : «Il n’y a pas un pays au monde qui ne s’endette»

Acculé par l’opposition et certains acteurs de la Société civile sur la question de la dette, le Président Macky Sall a décidé de clore le débat sur cette question. Profitant, ce samedi, du «panel de haut de niveau» de la Convergence des cadres républicains, le Président Macky Sall a martelé que «cet endettement est lié à un accès universel. Les populations qui sont dans les zones frontalières devront-elles attendre 50 ans pour avoir de l’electricité, de l’eau potable ou avoir l’accès à la santé ?». Non sans demander à ses détratcteurs de lui dire le pays au monde qui ne s’endette pas. «Nous assumons que nous nous endettons. Quel est le pays au monde qui ne s’endette pas. Les pays développés s’endettent jusqu’à 120, 130 %», avance-t-il.

Toujours d’attaque, le Président Sall laisse entendre qu’«on parle de dettes alors qu’on ne maitrise rien. Sans cette dette, comment allons nous payer les fonctionnaires. Cela suppose des choix pertinents d’investissement pour un meilleur endettement. Nous allons faire le meilleur endettement possible et nous avons créé un ministère pour cela. Nous avons des compétences pour négocier les financements. C’est ce que nous sommes en train de dérouler. L’Etat doit s’endetter. Il y a la dette utile qui va booster la croissance et servira à l’inclusion au sein de la société. Il y a les réformes pour attirer l’investissement direct étranger avec l’environnement des affaires modernisé. Nous avons marqué des points». Dans un discours aux allures nationalistes, il convoque l’histoire en soutenant que «l’Afrique n’a pas bénéficié de faveurs. On ne lui a pas fait du tout de faveurs. Elle a subi une injustice qu’elle ne va plus jamais rattraper. Comment va-t-elle rattraper après 4 siècles d’esclavage. Toutes les forces vives du continent ont été transportées dans des conditions horribles».

Au cours d’une rencontre de présentation des partis et mouvements qui portaient sa candidature, lors de la présidentielle de 2019, Me Madické Niang avait tiré à boulets rouges sur Macky Sall et ses partisans qui selon lui sont «responsables du gouffre financier dans lequel le pays se trouve». Pour le candidat de la coalition Madické2019 d’alors : «Tous les signaux nous montrent que le Sénégal est au bord du précipice du fait d’une mal gouvernance avérée». Suffisant pour critiquer le Plan Sénégal Emergent, programme ô combien important pour le régime. Selon lui, «le Pse est devenu un ‘Plan Sénégal Endettement’ et un ‘Plan Sénégal d’Enlisement’». La question de la dette étant d’actualité, il ajoutait qu’«on est à 6 000 milliards de dette avec des montants de projets qui ne sont pas sincères. Nous avons énormément de problèmes à faire face à nos engagements».
Magib GAYE
Macky Sall jutifie l’endettement du Sénégal

MACKY ENCENSE LE COORDONNATEUR DE LA CCR
«J’ai tardé à nommer Abdoulaye Diouf Sarr»

Durant tout le temps qu’a duré le panel de haut niveau de la Convergence des cadres républicains (Ccr) son coordonnateur n’a fait qu’afficher la banane. Diouf Sarr semblait être aux anges après la remarque formulée par le Président Macky Sall à l’endroit de cette structure des cadres de l’Apr qui selon lui, «a retrouvé cette flamme essentielle». Le patron des apéristes qui a salué les actes posés par Abdoulaye Diouf Sarr dans la gestion de cette structure a souligné que la Convergence des cadres républicains était en léthargie mais avec la «démarche inclusive» ou l’ouverture prônée par son coordonnateur à l’endroit des cadres des autres partis de la coalition Benno bokk yaakaar, la Ccr a retrouvée sa flamme. Occasion qu’il saisira pour souligner qu’il a tardé à nommer Abdoulaye Diouf Sarr à la tête de cette structure. Aussi, profitera-t-il pour donner l’autorisation aux responsables de la Ccr de poursuivre ses tournées à l’intérieur du pays dans une démarche consensuelle pour éviter les conflits et recencer les compétences.

WALF

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