Mbissine: L’Anrac offre des financements aux femmes

L’ANRAC a décidé depuis ce samedi de jouer sa partition dans la reconstruction de ce village où les populations vivent dans des conditions extrêmement difficiles. 

Le vendredi 9 octobre 1992, dans la matinée, un détachement de l’armée venue de Goudomp, est entré dans le village de Bissine. «Ce jour-là, trois maisons ciblées par l’armée et suspectées d’avoir été des refuges des combattants du MFDC, ont été bombardées par les militaires », explique l’enseignant à la retraite Malamine Diédhiou, natif du village. «Des maisons bombardées, cinq enfants ont été tués sur le coup. Cette attaque a semé la panique et les populations ont, depuis ce jour-là, commencé à fuir leur contré pour aller trouver refuge en Guinée-Bissau qui était le chemin le plus court pour elles », explique l’enseignant. «D’autres populations fortement impactées par le conflit armé casamançais sont allées à Goudomp, à Adéane et à Niaguis, dans le département de Ziguinchor», a ajouté M. Diédhiou.

Bissine, un terroir riche

Depuis le sol jusqu’à la végétation, Bissine était jadis la zone qui produisait beaucoup plus d’ananas dans la région. Mais la plus importante richesse aujourd’hui pour ces populations, «ce sont nos enfants. Nous sommes à quelques jours de l’ouverture des classes. C’est pourquoi, nous sollicitons l’aide de l’Etat, de ses partenaires et des ONG afin que nos enfants puissent étudier, réussir et vivre dignement comme les autres enfants de notre pays dans une Casamance réconciliée et dans un Sénégal uni et prospère», a plaidé la dame Awa Sagna porte-parole des femmes de Bissine. Des populations qui réclament par ailleurs une case de santé,  des toilettes.

Bissine commence à renaitre de ses cendres

Jadis terre de refuge des bandes armées du mouvement indépendantiste de la Casamance, le village de Bissine qui était par moment interdit d’accès, commence à renaître de ses cendres. Les populations sont rentrées chez elles et elles ont repris leurs principales activités de cultures. Ces pistes qui étaient latérites sont aujourd’hui refaites par l’Etat. Il y règne un bon climat et une bonne ambiance dans ce village où les populations ont décidé d’oublier leur cohabitation pendant plusieurs années avec les rebelles du MFDC qui avaient fait de leur village une base arrière. Elles ont également décidé de se tourner résolument vers le développement économique et social de leur contré.. «Notre village commence à renaître de ses cendres. Il prend petit à petit son envol économique. Nous avons beaucoup de ressources et de nombreuses potentialités forestières, fruitières et maraichères à Bissine où vit une mosaïque d’ethnies», explique le jeune Mamadou Diédhiou. Leur village rayé de la carte pendant plus d’une dizaine d’année, «nous ne cessons d’appeler au pardon  et à la réconciliation entre nous. Nous populations sont rentrées au bercail et nous ne pensons qu’au développement de notre village», a soutenu le jeune garçon qui souhaite l’organisation, dans son village d’un forum de pardon et de réconciliation.

L’ANRAC offre un (1) million de FCFA aux femmes

Les efforts consentis par l’Etat ont permis aux populations de rentrer chez elles. Depuis 2012, à la suite de l’avènement de la paix, les populations ont commencé à retourner dans leurs terroirs avec le soutien de l’armée, la détermination des populations. «C’est le résultat de ce long processus qui a favorisé l’implantation de ces populations. Ce processus est un sacerdoce pour le Président de la République et son gouvernement», a dit le Directeur général de l’ANRAC Ansou Sané. «C’est pourquoi je voudrais remercier le Président Macky Sall qui a fait de la paix en Casamance une de ses grandes priorités ; Dans le cadre de notre mission, nous sommes venus à Bissine pour apporter notre soutien aux populations de Bissine et plus particulièrement les femmes qui occupent une place importante » dans le processus du retour, nous les accompagner avec la somme de un (1) million de FCFA dans el cadre de leurs activités économiques et sociales. J’ose espérer que cet argent sera utilisé à bon escient», a dit Ansou Sané.  «Un appui qui entre dans le cadre d’un programme de réinsertion sociale et économique de ces populations», a conclu M. Sané pour qui, ces financements vont permettre d’intégrer les femmes de Bissine dans le tissu économique et social. Pour le représentant de l’Etat, le Sous-préfet de Niaguis Richard Birame Faye qui avait à ses côtés le maire d’Adéane et des représentants d’ONG, «je salue cette solidarité agissante de l’ANRAC qui est un démembrement de l’Etat. Je lance un appel aux fils de la région, aux ONG pour accompagner l’Etat dans le cadre de la relance des activités économiques et sociales de la Casamance. L’Etat prendra toutes les dispositions pour assurer la sécurité de nos populations afin de les permettre de vivre dignement. Par ailleurs, je vous informe que la maison forestière de Bissine sera réhabilitée pour sauvegarder la forêt classée de Bissine et le PUMA va installer ici Bissine une usine de fabrique de grillages et la construction de poulaillers», a laissé entendre M. Faye

IGFM

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