Me Cheikh Niass livre les derniers instants de «Camou»

Lorsque l’on vit un deuil, les mots font souvent défaut pour décrire ce que l’on ressent. On peut se sentir isolé, submergé par ses émotions et surtout bien seul avec sa douleur. Tel est le ressenti perceptible à travers l’hommage que l’administrateur du groupe WalFadjri, Me Cheikh Niass a rendu à Abdourahmane Camara, directeur de publication de WalfQuotidien décédé dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 décembre 2019, au Maroc des suites d’une maladie à l’âge de 65 ans. «Je viens d’être un vrai orphelin. Je viens de perdre mon second père. J’étais à son chevet au Maroc. Avant de partir, il m’a intimé l’ordre de continuer de prier pour mon père. Mais, je vais continuer à prier pour eux deux», a témoigné hier Me Cheikh Niass.
Revenant sur les derniers instants de son «second père», il déclare : «Quand j’ai appris sa maladie, je me suis personnellement déplacé jusqu’à son domicile pour lui proposer de l’évacuer au Maroc – car les formalités de visa pour la France et les Etats-Unis étant longue – car Walf a encore besoin de lui. Jusque dans son lit d’hôpital au Maroc, il continuait à effectuer la prière. Les médecins lui ont signifié qu’il ne pouvait pas se lever, mais il a insisté auprès de moi pour que j’intercède en sa faveur. Je l’ai tenu debout pour l’aider à prier. Et lorsque la maladie l’a complètement terrassé, il faisait des signes par la tête. C’est dire que jusqu’à son dernier souffle, il s’acquittait de son devoir musulman. Ce qui témoigne de sa piété».
Inconsolable sur le plateau de Walf-Tv qu’il partageait avec Tidiane Kassé (ancien Directeur de publication de Walfadjri) et Oustaz Assane Diouf (directeur des programmes de Walf-Tv), le fils aîné de Sidy Lamine Niass regrette la disparition d’un homme bon, pieux et loyal à tout point de vue. Lequel a formé des générations de journalistes qui brillent encore dans les organes et entreprises de presse d’ici et d’ailleurs. Une grosse perte, dit-il, pour toute la presse sénégalaise en général, mais pour le groupe WalFadjri en particulier où l’illustre disparu a servi durant plus de trois décennies, depuis la naissance de l’entreprise de presse fondée par Sidy Lamine Niass. «Le grand public ne connait peut être pas assez Abdourahmane Camara, en raison de sa discrétion légendaire. Mais tous les journalistes qui sont passés par Walf connaissent cet homme véridique et respectueux des principes d’éthique et de déontologie. Il avait une plume exceptionnelle. Il ne s’est pas seulement distingué comme un employé de Walf, mais comme un père (…)», a encore laissé entendre l’avocat qui l’a assisté jusqu’à son dernier souffle.
Journaliste spécialisé en presse écrite formé au Cesti et membre fondateur du groupe WalFadjri, Abdourahmane Camara a été un fidèle compagnon de Sidy Lamine Niass. Il a dirigé la section Synpics de Walf qu’il a laissée entre d’autres mains quand il devait passer au poste de rédacteur en chef.
WALF

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