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Mimi lance la traque aux conseillers absentéistes

Les conseillers absentéistes du Conseil économique, social et environnemental (Cese) ont intérêt à surveiller leurs arrières. Même si Aminata Touré, la présidente, n’a pas encore exprimé la décision de ponctionner les émoluments des conseillers absentéistes, ce débat s’est posé hier, lors de la clôture de la session extraordinaire avec une discussion sur le toilettage en vue du règlement intérieur de l’institution.

La nouvelle présidente du Conseil économique, social et environnemental a fixé ses priorités. Aminata Touré a appelé ses collègues conseillers à l’assiduité, à la rigueur, à l’ardeur et à un esprit constructif pour un Cese performant. Elle n’a pas encore émis l’idée, mais l’article 52 du règlement intérieur du Cese sera appliqué dans toute sa rigueur. Conseiller et président de Commission, Cheikh Ngaïdo Bâ a exprimé ce vœu. Pour contraindre les conseillers absentéistes des sessions et des réunions des commissions, il a appelé la présidente du Cese à appliquer l’article 52 du règlement intérieur du Cese dans toute sa rigueur. Position également partagée par le conseiller Gade Sall qui invite les collègues à participer aux sessions et réunions des commissions. «Les conseillers doivent savoir que les indemnités sont perçues à travers leurs présences. Ils doivent donc se présenter comme c’est le cas avec cette présente session pour rendre le Conseil visible», a déploré le conseiller. L’article 50 du règlement intérieur du Cese mentionne : «Les indemnités auxquelles ont droit un(e) conseiller(ère) ou un membre associé ne sont intégralement dues que lorsque l’intéressé aura assisté à la totalité des séances du Conseil économique, social et environnemental ou de ses commissions, sous réserve de motifs d’absence valables, acceptés par le Bureau».

Sur un tout autre registre, là où le gouvernement rationnalise les dépenses par la suppression d’agences et la rationalisation des dépenses, les conseillers du Cese ont réclamé de meilleures conditions de travail. En sus du débat porté sur la réclamation de véhicules de fonction, ils ont appelé hier leur nouvelle présidente, Aminata Touré, à de meilleures conditions de travail. C’est le conseiller Gade Sall qui a posé le débat. «Pour un bon travail, il faut qu’il y ait du matériel de travail. La mandature qui précède disposait de tablettes pour travailler. Plus de 120 tablettes leur étaient distribuées. Il y en n’a plus. Nous réclamons ces tablettes parce que nous travaillons sur le virtuel. Nous devons disposer des Tdr et des discours des ministres à temps pour faire le travail qui est attendu de nous». Recevant le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, le conseiller Moussa Sow avait déploré la situation de ses collègues conseillers qui débarquent des bus ou des cars Ndiaga Ndiaye. «Pour le moment, on n’a pas encore reçu nos véhicules de fonction. Cela ne va certainement pas tarder», a déploré hier le conseiller Moussa Sow. Revenant à la charge, il souligne : «Ce n’est pas évident pour certains conseillers surtout ceux qui viennent de l’intérieur du Sénégal qui ne disposent pas de véhicules». Avant d’embrayer en ces termes : «Il y certains conseillers qui débarquent au Conseil économique, social et environnemental en taxi ou en bus».

 

Obligation de déclaration de patrimoine

Pour des questions de transparence, le président du Forum civil également conseiller au Conseil économique, social et environnemental a posé le débat sur la déclaration de patrimoine du président du Conseil et ses vice-présidents. Pour Birahim Seck, «dans le nouveau règlement intérieur, le président de l’institution et ses vice-présidents doivent être soumis à l’obligation de déclaration de patrimoine pour des questions de transparence». Dans le même sillage, Birahim Seck trouve aussi que le Cese doit être soumis au Code des marchés à travers l’Agence de régulation des marchés publics. Mais, c’était sans compter avec ses collègues. Avant même que Mimi Touré ne lui porte la réplique, le conseiller Me Mbaye Guèye a battu en brèche l’idée en soutenant que «les dispositions régies par la Déclaration de patrimoine sont régies par la loi. C’est-à-dire du domaine de l’Assemblée nationale». Suffisant pour que la présidente Aminata Touré affirme qu’il s’agit d’une procédure assez complexe avec certains vice-présidents qui sont des patrons d’entreprises… L’ancienne Pm et ministre de la Justice a été nommée par décret présidente à la tête du Conseil économique, social et environnemental, en remplacement d’Aminata Tall, le 15 mai dernier. Première ministre de 2013 à 2014, Aminata Touré était jusque-là, envoyée spéciale du chef de l’Etat Macky Sall.

(Walf Quotidien)

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