Parti socialiste : les obstacles à la réconciliation

FAMILLE SOCIALISTE

L’impossible réconciliation

Samedi, lors de la réunion de son bureau politique, le Parti socialiste a émis le souhait de recoller les morceaux pour un nouveau départ. Cet appel vise, entre autres, Aïssata Tall Sall et Khalifa Sall. S’il ne le rejette pas en bloc, Bamba Fall, un des lieutenants de ce dernier fixe les conditions du retour au bercail. «J’ai toujours revendiqué mon appartenance au parti socialiste. Je suis socialiste et je meurs socialiste. Si le bureau politique a informé une volonté de retrouvailles, nous sommes prêts. Quand les conditions seront là, je suis prêt à retourner au parti socialiste», a-t-il confié. Parmi ces conditions, la plus importante demeure la libération de Khalifa Sall. Ousmane Tanor Dieng n’étant ni le parquet encore moins le président de la République, titulaire du droit de grâce ou de l’initiative des lois dont celle de l’amnistie, il lui sera difficile de satisfaire cette condition. En définitive, si Bamba Fall est la voix de son mentor, il va sans dire que ce dernier fixe une condition quasi impossible à la réconciliation.

Une autre contrainte, plus politique, celle-là, est relative à la béance du conflit. Entre les deux camps, les points de friction sont tels qu’il est utopique de penser à une réconciliation dans le court ou moyen terme. Seulement, Khalifa Sall ayant besoin d’un appareil pour 2024, Tanor Dieng étant, à cette date, frappé par la limite d’âge, quelle que soit la béance de la plaie, celle-ci risque de passer en seconde position dans la gestion de la realpolitik.

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