Prochaines élections: Valdiodio Ndiaye table sur 2022

Selon Valdiodio Ndiaye, membre du Collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce), les élections municipales et départementales dont le troisième report semble déjà acté par les autorités en place ne pourraient pas se tenir avant 2022. Joint au téléphone depuis la capitale économique de la Côte d’ivoire où il séjourne depuis l’année dernière dans le cadre de ses fonctions de Directeur Résident Electoral Institute for Sustainable Democracy in Africa (EISA), il a toutefois engagé la responsabilité du pouvoir en place et de l’opposition dans cette situation.

Alors que le mystère continue d’entourer la date de la tenue des prochaines élections, Valdiodio Ndiaye, membre du Collectif des organisations de la société civile pour les élections (Cosce) a indiqué hier, lundi 18 janvier, que l’échéance de 2022 semble plus probable.

Joint au téléphone depuis la capitale économique de la Côte d’ivoire où il séjourne depuis l’année dernière dans le cadre de ses fonctions de Directeur Résident Electoral Institute for Sustainable Democracy in Africa (EISA), Valdiodio Ndiaye, pour justifier sa position, évoque le temps que prendra l’audit du processus électoral ainsi que les sessions de la revue du code électoral. « On n’en est pas encore arrivé à la revue du code électoral. Quand ils vont terminer de faire l’évaluation des processus électoraux de 2017 et 2019, l’audit du fichier électoral se fera sur la base des différentes recommandations. Il y aura encore une session de revue du code électoral pour intégrer toutes les recommandations allant dans le sens d’impacter la révision du code électoral », a notamment rappelé Valdiodio Ndiaye.

Avant d’insister : «Malgré le fait qu’on ait enlevé le parrainage, quand ils vont terminer l’évaluation du processus électoral, on va aller vers des sessions de revue du code électoral. Et quand, ils vont terminer cette dernière session, on risque d’arriver en 2022, année qui consacre la fin du mandat des députés. D’où cet objectif de gérer de manière concomitante les élections locales et législatives. Et tout porte à le croire d’autant plus qu’il sera très difficile de tenir ces élections, en cette année ».

Poursuivant son propos, le Directeur Résident Electoral Institute for Sustainable Democracy in Africa a toutefois pointé du doigt les acteurs du landerneau politique et de la société civile comme étant les principaux responsables de cette situation. « Le pouvoir en place est le premier responsable de cette situation. C’est lui qui a les prérogatives institutionnelles de faire respecter le calendrier institutionnel. Donc, c’est à lui de tout mettre pour la tenue à date échue des élections », a assuré le Directeur Résident Electoral Institute for Sustainable Democracy in Africa Côte d’ivoire qui engage également la responsabilité de l’opposition dans cet imbroglio autour de l’organisation des prochaines joutes électorales. « L’opposition par ses demandes non arrimées et non conformes au calendrier électoral est également responsable de manière indirecte de cette situation. Quand ils (les membres de l’opposition) posent une revendication, ils devraient toujours l’arrimer de manière technique à l’agenda électoral. Autrement dit, essayer de voir ce qui peut être et ce qui ne peut pas être. Mais l’opposition, dans le cadre de cette affaire de processus électoral, a eu une position de départ assez maximaliste et cela a donné lieu à des manœuvres politiques des uns et des autres. Ce qui a impacté négativement sur la tenue des élections », a déploré Valdiodio Ndiaye pour qui le troisième élément de cette situation est liée à « l’inconstance de certaines franges de la société civile qui font certes des alertes, tapent sur la table mais, une fois dans les négociations, ont tendance à vouloir toujours rapprocher les positions ».

SudQuotidien

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