Remaniement ministériel : Sonko parle de partage du « gâteau »

Ousmane Sonko et ses alliés de la coalition Jotna considèrent ce nouveau gouvernement marqué par l’entrée de Rewmi comme un deal pour partager un gâteau. «C’est malheureusement au moment où le pays tout entier est plongé dans le deuil et l’effroi du fait des nombreuses dépouilles ramenées par la mer, que ce gouvernement pléthorique est constitué sur fond de deals politiciens et de partage du gâteau là où des actes concrets de rupture étaient nécessaires», lit-on dans un communiqué. «L’hyper président Macky Sall a composé une fois de plus un nouveau gouvernement devant l’échec patent de la précédente équipe qu’il coordonnait directement en l’absence de Premier ministre. Malheureusement, la montagne aura encore accouché d’une souris. Huit années de gouvernance n’ont pas permis de relever les défis majeurs du pays, tous les espoirs convoqués dans leur programme ont été balayés par la dégradation des conditions de vie et de travail et la chute vertigineuse du niveau de vie. Ce fiasco socio-économique de la gouvernance brouillonne de Macky Sall provoque aujourd’hui des départs massifs de jeunes à l’aventure des barques «barsax».

Par ailleurs, Sonko et ses alliés dénoncent «la volte-face» de Idrissa Seck, qui avait obtenu des soutiens des leaders opposants à la politique de Macky Sall et qu’il n’a pas associés à cette décision. «Enfin, en révélant avoir tenu régulièrement des rencontres secrètes avec le président de la République depuis l’élection présidentielle alors qu’il dirigeait l’un des principaux groupes de l’opposition, il porte sérieusement atteinte à l’image de la classe politique dans ses valeurs et principes. En tout état de cause, la composition de ce gouvernement rend désormais plus lisible les camps qui se font face et révèle les adeptes du double langage et du situationnisme», poursuit notre source.

En outre, les alliés d’Ousmane Sonko récusent la nomination d’Antoine Félix Diome au poste de ministre de l’Intérieur, «procureur aux ordres» et exigent son remplacement et des élections libres et transparentes. «La coalition réclame aussi la fixation d’une date des élections locales pour le premier trimestre 2021, la suppression du parrainage pour les locales, le mode d’élection du maire au suffrage universel direct, l’organisation de l’audit du fichier et revue du processus électoral», indiquent encore les alliés d’Ousmane Sonko qui appellent à la création d’un front patriotique pour remporter largement les prochaines élections locales.

WALF

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