Sachets plastiques : Une nouvelle loi corse les sanctions

La croissance non contrôlée de la pollution plastique avait poussé le Sénégal à adopter la loi 2015-09 relative à l’interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la distribution, de l’utilisation de sachets plastiques de faible micronnage et à la gestion rationnelle des déchets plastiques. Celle-ci était censée fournir une réponse appropriée à l’accumulation des déchets plastiques et leur dispersion dans l’environnement marin où le plastique est le matériau qui occupe la part dominante et croissante des déchets en mer. Malgré l’application de cette loi, la situation n’a guère changé. Faute d’un système de gestion performant, le plastique est toujours présent et les déchets qu’il génère finissent dans la nature où ils s’accumulent impactant négativement la faune et la flore, le milieu marin… C’est pourquoi les autorités ont jugé utile de réviser cette loi. Défendue par le ministre de l’Environnement et du Développement durable, les élus du peuple ont adopté, hier, en plénière le projet de loi 21 – 2019 relatif à la prévention et à la réduction de l’incidence sur l’environnement des produits plastiques. Ledit projet a pour objectif d’abroger et de remplacer la loi 2015-09. Les sanctions sont corsées par cette nouvelle loi avec des taxes. Elle prohibe de manière générale les sacs plastiques qu’ils soient biodégradables, oxo biodégradables et oxo fragmentables. Cette nouvelle loi comporte des dispositions novatrices qui alignent le Sénégal sur les pays avant-gardistes en matière de lutte contre la pollution plastique.

Dans leurs différentes interventions, les députés ont insisté sur la nécessité de changement comportemental des Sénégalais pour lutter le plus efficacement possible contre la prolifération des déchets, le péril plastique… A travers cette nouvelle loi, l’autorité a décidé de sévir. Puisque relativement aux plastiques non recyclables, le ministre Abdou Karim Sall a annoncé qu’il est désormais prévu une taxe pour que leur prise en charge ultérieure soit facilitée. A ce titre, il a annoncé qu’il est prévu un décret qui va fixer le montant de la consigne de sorte que du producteur au client final chacun trouvera un intérêt suffisant dans la collecte des bouteilles d’eau en plastique qui peuvent être destinées à la réutilisation et aux industries de recyclage.

Walf/Canal221

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