Sonko rabroue Macky

Ousmane Sonko ne perd jamais une occasion de descendre en flammes le chef de l’Etat par rapport à ses sorties pour donner certaines positions sur l’actualité nationale ou internationale. Réagissant au teweet de Macky Sall appelant «l’Ua, la Cedeao et les partenaires à accompagner la Guinée Bissau pour faire respecter la volonté souveraine du peuple bissau-guinéen», le larder du Pastef parle d’une communication «irresponsable et une flagrante ingérence dans les affaires intérieures d’un pays libre qui ne fera que jeter de l’huile sur le feu». Le patron du Pastef se demande de quel droit Macky Sall, même pas «capable d’assumer et d’assurer ses charges nationales», se permet-il cette prise de partie alors même que la Cour suprême bissau-guinéenne n’avait pas encore délibéré sur les recours d’un des candidats. Cela, selon Ousmane Sonko, au moment où la Cedeao (plus nuancée) et surtout l’Union africaine adoptent une position de relative prudence.
Mieux souligne-t-il, par une décision datant d’avant-hier (samedi, Ndlr), la Cour suprême bissau-guinéenne vient d’ordonner le recomptage des voix après celui des Procès-verbaux. Pour Sonko, au-delà du camouflet subi et des risques inconsidérés que l’attitude du locataire du palais de la République fait peser sur la Guinée-Bissau, le Sénégal et la sous-région, c’est «l’inculture diplomatique et le mépris des règles élémentaires de bon voisinage qui doivent inquiéter chez Macky». «Soyons clairs, les partis et personnalités politiques de pays différents peuvent bien se porter soutien moral lors de scrutins sur la base d’affinités politiques, idéologiques ou personnelles. Les libéraux du monde entier soutiennent les candidats libéraux, les socialistes idem. Ce n’est pas cela qui est remis en cause. Ce qui l’est ici, c’est une ingérence flagrante pendant la campagne (allocation de moyens), entre les deux tours (convocation des candidats malheureux pour nouer un pacte avec Embalo à Dakar) et dans la phase contentieuse (réception de Embalo à Dakar et le déclarer vainqueur alors que les recours auprès de la Cour suprême étaient encore pendants)», assène Ousmane Sonko. Qui rappelle que la situation dans ce pays voisin est des plus tendues. Et si certains acteurs expriment leur méfiance vis à vis de la Cedeao, tous considèrent Macky Sall comme un «élément déstabilisateur et un acteur de la crise». Pour le candidat malheureux aux dernières élections présidentielles il s’agit ni plus ni moins de «l’expression de l’égo d’une personne qui s’était convaincue de son leadership sous régional africain et mondial. Alors que le flop de sa médiation burkinabé, de la candidature sénégalaise à l’Ua, du dénouement de la crise gambienne par la médiation guinéenne et mauritanienne et, surtout, le scellé de sort du Franc Cfa par les Présidents Ouattara et Macron sont autant de symptômes du déclin diplomatique et de la perte d’influence du Sénégal sous son magistère». «La Guinée-Bissau ne doit pas lui servir d’exutoire, d’autant qu’il a mieux à faire avec la crise économico-sociale qui sévit au Sénégal à cause de son incompétence», martèle Ousmane Sonko.

WALF

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