Thione parle de son séjour carcéral

Pour la première fois en public, Thione Seck parle de son dossier judiciaire, notamment l’histoire des faux billets qui lui ont valu 8 mois de détention. Il est l’invité de l’émission Sortie qui sera diffusée ce dimanche sur Walf-Tv,

Thione Seck brise le silence  pour la première fois depuis qu’il s’est libéré de ses démêlés judiciaires. Invité de l’émission Sortie qui sera diffusée ce dimanche sur Walf-Tv, Ballago-père n’a pas fait dans la demi-mesure. Il est revenu sur sa vie carcérale, dans le cadre de l’affaire portant sur le trafic de faux billets. Thione de souligner qu’il est rentré dans l’histoire judiciaire, avec l’application du règlement n°5 de l’Uemoa qui consacre la présence de l’avocat dès l’interpellation. «Un avocat m’a dit que tu es rentré dans l’histoire avec l’application du règlement numéro 5 qui devient la jurisprudence Thione Seck», a souligné l’invité de Sortie présentée par la talentueuse journaliste Ndèye Fatou Ndiaye. En ce qui concerne le sac contenant les faux billets de banque, Thione Seck, comme il l’a toujours indiqué, précise qu’il s’agissait d’un complot. Et, l’histoire lui a donné raison. «Ces sacs contenaient des mouchoirs. Ces sacs scellés ont été ouverts pour montrer les paquets de Kleenex qui s’y trouvaient alors qu’on m’a trainé dans les caniveaux. Certains journaux ont même raconté des histoires fabriquées de toutes pièces. Je le mets sur le compte du destin. C’est un non sens parce qu’on ne peut pas placer une personne en détention pour une histoire de mouchoirs. Si j’avais défoncé une porte pour commettre une effraction, j’aurais réalisé un délit. Mais cela ne s’est pas passé comme tel. C’est un complot ourdi contre ma personne», a détaillé le lead vocal de Raam daan.

«Je suis entré dans l’histoire judiciaire du Sénégal»

Profitant de l’occasion, Thione Seck a remercié ses collègues artistes qui lui ont rendu visite en prison. Il s’agit des chanteurs Ismaëla Lô, Baba Maal, Omar Pène et Kiné Lam qui se sont rendu à la prison du Cap Manuel. Quid des autres artistes? Thione se garde tout de même de nommer  Youssou Ndour, Coumba Gawlo Seck, Ndèye Fatou Tine alias Titi. «Ils ont brillé par leurs absences», a expliqué Thione sur un air taquin. Malgré que la procédure soit annulée pour vice de forme, Thione ne craint pas un appel du procureur de la République.  «Le procureur a le droit de faire appel. C’est son droit le plus absolu», souligne-t-il  tout en confondant en remerciement ses avocats.  «Mes avocats se sont bien comportés et ont bien défendu le dossier. Je les remercie au passage. C’est Me Ousmane Sèye qui dirigeait le pool d’avocats composé d’Abbou Dialy Kane, Bamba Cissé, Samba Thiam et autres. J’avais constitué 14 avocats».

Sur un autre registre, il est revenu sur les dommages qu’il a subis dans ce dossier. «J’ai fait 8 mois de prison. Le préjudice que j’ai subi est incommensurable. On m’a causé beaucoup de dommages et de pertes. Déjà lorsque je venais d’être arrêté, j’avais paraphé un contrat pour une tournée en Côte-d’Ivoire. On m’avait d’ailleurs fourgué une avance. Il y avait également un autre contrat pour l’Angleterre. Mais, mon fils Waly a honoré le troisième contrat que j’avais signé», révèle celui que ses fans surnomment Papa Thione. Il ajoute : «En bon croyant, on doit suivre la tracée du Tout-puissant qui a voulu que je fasse la prison. Un journaliste de Walf, à l’émission Balance, a, une fois, évoqué mon dossier. A cette époque, j’étais encore en détention. Le journaliste s’étonnait de mon emprisonnement pour recel de faux de billet. Il soutenait que je n’avais pas commis  d’infraction d’autant que je n’ai pas mis en circulation les faux billets. Et que contrairement à la drogue dont la détention est interdite, en matière de faux billets, c’est la mise en circulation qui est réprimée par la loi».

«J’ai demandé à Macky Sall de libérer Khalifa Sall»

Plus loin  dans l’entretien à paraitre sur Walf-Tv ce week-end, Thione est d’avis que la procédure ne s’est pas déroulée dans les règles de l’art. Selon lui, lorsque les éléments de la gendarmerie faisaient la perquisition, des journalistes stationnés au dehors étaient déjà au courant. «Qui les a informés ?», s’interroge-t-il. «Le lendemain, l’affaire a fait la Une des journaux. S’il s’agissait de la France où d’un pays où on respecte les droits, la procédure aurait été annulée bien avant. Mais je rends grâce à Dieu. C’est quelque chose qu’il a voulu. C’est par sa bénédiction que j’ai été élargi. Ma femme a beaucoup souffert de cette histoire mais en silence. Mes enfants idem. Ce que je peux dire, c’est que je ne connais pas comment on fabrique de faux billets. Je n’en n’ai jamais fabriqué. Je ne dispose également pas de machines qui fabriquent de faux billets. Et je ne suis pas en contact avec des personnes qui le fabriquent. Ce visage qui vous regarde les yeux dans les yeux  n’est pas celui d’une personne qui  fabrique de faux billets». 

Le cas Khalifa Sall s’est également invité aux débats. Et c’est pour plaider pour sa libération. «Beaucoup de personnes sont en prison par erreur. Si j’avais le pouvoir de faire sortir Khalifa Sall, je l’aurai fait bien avant. J’en ai même fait la demande auprès du président de la République, Macky Sall», plaide Thione Seck.

(Walf Quotidien)

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