Troisième mandat : La leçon de Le Drian aux chefs d’Etat africains

Mohamadou Issoufou a reçu en audience, selon le compte twitter de la Présidence nigérienne, le ministre français des Affaires étrangères et de l’Europe. «Je suis venu pour rencontrer le Président Issoufou avant la fin de son mandat, ici, parce que nous avons depuis 2012 de nombreux échanges de qualité et je tenais à lui rendre hommage. Les élections [présidentielle et législatives] auront lieu au moment où elles devront avoir lieu, dans le respect de la Constitution. La qualité de l’élection au Niger sera une référence pour toute l’Afrique», a déclaré le chef de la diplomatie française, dans une conférence de presse à l’issue de son audience avec le Président nigérien qui en est à son second et dernier mandat et qui a annoncé sa ferme volonté de ne pas en briguer un troisième. Un signal fort envoyé aux chefs d’Etat africains, de la sous-région notamment, en proie à des convulsions politiques liées justement à ce contesté troisième mandat. «Le discours de Jean-Yves Le Drian à l’endroit du Président Mahammadou Issoufou est à double tranchant. D’une part, il envoie un message critique et subliminal à Alassane Ouattara et à Alpha Condé pour leurs responsabilités dans les événements dramatiques qui frappent leurs pays respectifs –même si nous aurions souhaité que le message de la France fût plus direct et plus clair à leur endroit. D’autre part, les propos du ministre des Affaires étrangères français sont une façon de soutenir Bazoum pour une continuité politique et sécuritaire dans l’action du pouvoir nigérien contre le terrorisme au Sahel», analyse, pour le site sputniknews.com, Emmanuel Dupuy, président de l’Institut prospective et sécurité en Europe (Ipse).

Walf)

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