Fast-track : aux origines d’un concept à la mode

Le concept fait fureur au Sénégal. Ce, depuis que le Premier ministre, au sortir d’une audience avec le président de la République, l’a utilisé dans son adresse à la presse. Focus sur un mot qui trouve son origine dans la terminologie de la Banque mondiale.

Fast-track. Ce mot est à la mode dans le champ lexical sénégalais depuis que le Premier ministre Boun Abdallah Dionne l’a lancé au sortir de l’audience au cours de laquelle il a été reconduit par le président de la République dans ses fonctions. Un mot qui semble être nouveau pour beaucoup de citoyens. Seulement, force est de reconnaitre qu’il ne date pas d’aujourd’hui. Fast-track qui veut dire tout simplement «accéléré» ou «rapide» est très utilisé dans plusieurs projets de la Banque mondiale dans les pays en développement.

Il y a ainsi le programme Fast Track qui est une initiative de la Banque mondiale pour le financement et la transformation politique. Ce projet est parti du constat que, depuis la fin de l’époque coloniale, les pays industrialisés se sont concertés pour appuyer le développement des pays les plus pauvres. Ainsi, différentes initiatives se sont mises progressivement en place depuis la création du Groupe d’assistance pour le développement en 1960 jusqu’au lancement du programme Education pour tous en 1990 et la tenue du Forum de Dakar en 2000. Dans le même élan de soutien aux pays qui avaient récemment acquis leur indépendance, l’Assemblée générale des Nations Unies déclare les années 1960 Décennie des Nations Unies pour le développement en se fixant deux objectifs ambitieux : Parvenir dans les 10 ans à un taux de croissance de 5 % par an dans les pays en développement. En plus, accroître de façon substantielle les apports de l’aide au développement jusqu’à atteindre 1 % du total du revenu national brut des pays avancés.

Le Premier ministre Boun Abdallah Dionne ambitionne de faire de ce mot son cheval de bataille. Encore faudrait-il que sa stratégie reposât sur un programme de développement cohérent, comme le fait la Banque mondiale qui cherche par ce biais à accélérer la résolution d’une problématique bien définie dans un pays en développement. Par exemple, l’institution financière internationale a lancé un programme Fast-track pour accélérer la mise en œuvre du programme Education pour tous. Il s’agit, à travers ce projet, de contribuer à élargir l’accès équitable à l’enseignement préscolaire et primaire. Mais également, d’appuyer le développement des programmes d’alphabétisation, tout en améliorant la qualité de l’enseignement et la conservation des effectifs au niveau du primaire, ainsi que la gestion du secteur de l’éducation.

Par ailleurs, il y a d’autres solutions Fast track un peu partout dans le monde. Par exemple, Fast track est le moyen le plus rapide pour passer le contrôle de sécurité à l’aéroport en utilisant une file prioritaire séparée.

Fast-track peut ainsi être appliqué au Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) qui est un programme visant l’autosuffisance alimentaire.

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